L'Humanisme de la Renaissance

Nous n'aurons jamais fini avec notre Extrême-Orientalisme mais l'important est que l'essentiel soit dit. Or nous doutons que cela soit advenu. Nous n'éprouverions le sentiment de l'avoir établi que du moment où nous aurions touché, au coeur de ses activités, leur principe de vie. Ou la philosophie qui a présidé à leur genèse, qui a diri gé la conduite scientifique de nos orientalistes, les amenant loin de la France à posséder - eux-aussi - le plein savoir de ces cultures d'Extrême-Orient. Victor Segalen, qui a travaillé à Hanoi pour l'E.F.E.O., a défini son propre principe d'Exotisme, d'Esthétique du Divers. Expression profonde qui n'est pas sans cousinage spirituel avec cette notion d'humanisme que, sans arrêt, nous rebattent les oreilles, dans la quasi totalité de leurs discours les " Patrons " et autres maitres de l'E.F.E.O., de Louis Finot, de Sylvain Lévi à Georges Coedes en passant par Paul Pelliot le sinologue, Alfred Foucher le bouddhologue, les Groslier père et fils archéologues d'Angkor, et jusqu'à Paul Mus indianiste et sociologue, sans oublier René Grousset, Directeur du Mussée Guimet. Tous revendiquent l'Humanisme ou en appellent à l'Humanisme comme " philosophie de leurs travaux ", et unique référence de l'Ecole; quelques uns dont Bernard-Philippe Groslier, Jean Filliozat, Sylvain Lévi, ajoutent cette précision: " Humanisme de la Renaissance ". (Thailande vacances)
 
Deux questions: pourquoi cette insistance dans ce constant rappel à l'humanisme ? Et que faut-il y mettre ? Nous tenterons une réponse globale en partant - semblablement à nos orientalistes - de ce constat: l'Asie, terra incognita, dominée par " l'étrangeté ", par sa différenciation absolue d'avec l'Occident, ce monde vraiment " nouveau ", commande à ceux qui tentent de la connaitre d'intégrer dans leurs approches le caractère principal de la contingence.
 

23/06/2017

Commentaire

Les connexes

Posez votre question

Nom et prénom (*):
Email (*):
Question (*):